Henné pour les chrétiens

Henné pour les chrétiens
Henné pour les chrétiens

C’est le mot clé qui a amené un (des ?) visiteurs sur les Cahiers de l’Afrique.

Disons le tout de suite, c’est une question qui n’a pas beaucoup de sens. Le henné n’est, en aucun cas, une pratique attachée à une religion. Même si, comme c’est une parure que les femmes aiment mettre, elle est utilisée pour de nombreuses cérémonies musulmanes, et notamment avant la signature du contrat de mariage, ou pour la fête du nom, mais aussi pour l’Aïd, se mettre du henné n’est pas spécifiquement musulman. 

Le henné est utilisé dans tout le bassin méditerranéen, et même au-delà. Les musulmanes, les chrétiennes et les juives l’utilisent régulièrement, c’est par exemple devenu une tradition en Israel de faire une « cérémonie du henné » le soir de la bat mitvah d’une jeune fille… tradition sans doute transmise par les sefarades africains.

L’usage du henné va plus loin que le bassin méditerranéen. Il se retrouve dans une grande partie de l’Afrique (Mali, Soudan), en Arabie, et même beaucoup plus loin en Inde.

Les motifs ne sont pas religieux. Qu’on décore avec des motifs floraux ou avec des motifs géométriques, ou même avec des motifs « ethniques » qui reprennent des tatouages plus lointains, comme la Polynésie, il n’y a aucun lien avec la religion.

Donc il n’y a pas de « henné pour les chrétiens » ou de « henné pour les musulmans ». Juste du henné, une très jolie coutume, tant que l’on fait attention, bien sûr, à ne pas utiliser du henné noir, qui abîme la peau.

Et je remercie Fatima pour ses précieux conseils !

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